Accompagner la mobilité transfrontalière

16 février 2017

F Bausch & P Cuny photo JP COUR_modifié-1

Le ministre luxembourgeois François Bausch s’explique à Thionville sur la mobilité transfrontalière.

Invité pour parler de la mobilité transfrontalière, le ministre du Développement durable et des Infrastructures, François Bausch, au lendemain de l’accident ferroviaire qui a endeuillé le pays, était à Thionville pour donner sa vision de la chose invité par IGR – Institut de la Grande Région. Cet Institut est un think-tank de décideurs réunis ici pour fluidifier et promotionner les échanges transfrontaliers.
Le ministre s’est tout d’abord refusé à commenter l’accident dramatique survenu la veille de sa venue attendant que l’enquête en cours soit close. Pour autant, il attend avec impatience que le système de sécurité ITCS soit présent dans les pays jouxtant le Luxembourg. Le système ITCS est en effet une solution de contrôle européen des trains reposant sur un procédé de communication par radio, destinée aux systèmes de transport ferroviaire de fret et de voyageurs. <<Ici, le Luxembourg est le seul pays européen qui a totalement intégré le système européen>>, explique-il. Il est à noter que le conseil régional Grand Est a voté pour le financement et la mise en place de ce système durant l’année 2017.
François Bausch pointait devant les membres de l’IGR mais aussi devant le maire de Thionville, Pierre Cuny, et le président de l’IGR, Roger Cayzelle, la nécessité de voir les choses de façon globale en intégrant une vision large de la mobilité. Ainsi, il se disait pour l’élargissement à deux fois trois voies de l’A3 au sud du pays pour soulager le flot de navetteurs mais aussi de regarder plus loin et de faire la part belle aux démarches innovantes. Ainsi, côté français, il soutient la réalisation d’une voie en site propre réservé aux bus et aux voitures électriques. Il assurait ainsi développer le nombre de bornes de rechargement pour les voitures électriques portant à 16.000 le nombre de prises à l’horizon 2020. <<Il ne faut plus débattre>>, assurait le ministre, <<Il faut prendre des décisions !>>.

Soutien financier au covoiturage

F. Bausch insistait aussi sur la nécessité de consolider les modes de déplacement doux en développant les pistes cyclables : <<Le vélo est sous-estimé alors qu’il se développe d’une année à l’autre mais il faut créer là des infrastructures pertinentes>>. Mais il appuyait surtout sur l’absolue nécessité de simplifier et uniformiser la tarification des transports en communs au sein de la Grande Région. <<Ici, comme le fait la France, la coopération intercommunale est nécessaire au Grand-Duché afin de faire avancer plus vite les choses>>, ajoutait-il. Concernant le covoiturage, le ministre annonçait la mise en place au mois de juin d’une application facilitant le covoiturage. Ici, le conducteur comme les passagers verraient leurs efforts récompensé financièrement grâce au « fonds climat ».
Il ajoutait encore : <<Il y a d’autres moyens de réduire encore le surencombrement. Ici, le télétravail et le coworking hors du Grand-Duché portent un potentiel énorme de mobilité. Et je vois que la Moselle, comme la ville de Thionville, sont très sensibles à cela>>. Il est en effet à noter ici que 85 pour cent des travailleurs transfrontaliers viennent du nord de la Moselle. Bref, le ministre milite pour le multimodal permettant selon lui de faire face au flot toujours croissant d’usagers.
Jean-Pierre COUR
Photo du slider : « F;Bausch (à gauche) et Pierre Cuny, maire de Thionville, évoquait la mobilité transfrontalière toujours plus problématique » © JP Cour

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